Le cholestérol oxydé est le résultat d’une modification chimique.
Imaginez la rouille : c’est du fer qui s’est oxydé.
De même, lorsque le cholestérol LDL subit cette oxydation, il devient du cholestérol oxydé, un peu comme du LDL rouillé.
Votre taux de cholestérol oxydé n’a rien à voir avec votre taux de cholestérol LDL.
Pour illustrer :
Pierre est considéré en bonne santé avec un taux de LDL de 1 gramme par litre de sang.
Jacques est jugé à risque avec un taux de LDL de 2 grammes par litre de sang.
Cependant, le LDL de Pierre est oxydé à 80%, tandis que celui de Jacques l’est à seulement 5% !
En réalité, Pierre a un taux de cholestérol oxydé de 0,8 contre 0,1 pour Jacques.
Pour simplifier :
Pierre conduit une petite citadine rouillée à 80%, alors que Jacques conduit un gros SUV rouillé à 5%.
Lequel tombera en panne en premier ?
Pierre, bien sûr.
Cet exemple montre pourquoi certaines personnes subissent des accidents cardiovasculaires avec un LDL de 1 g/L, tandis que d’autres ont un cœur sain avec un taux de 2 g/L.
Comme la rouille se propage dans une voiture, le cholestérol oxydé attaque vos artères, formant des plaques.
Seul le cholestérol oxydé crée des obstructions dans vos artères, pas le LDL.
Malgré ces preuves, les médecins se concentrent encore sur le LDL, pas sur le cholestérol oxydé.
Le problème, c’est que seul le LDL (mauvais cholestérol) peut se transformer en cholestérol oxydé, contrairement au HDL (bon cholestérol).
C’est pourquoi un taux élevé de LDL est considéré comme un risque.
Mais ce n’est pas le LDL qui provoque l’infarctus ou l’AVC.
La véritable menace, c’est le cholestérol oxydé.